Même si la qualité des eaux de la Seine s’est largement améliorée depuis 2 à 3 décennies, des préoccupations persistent sur les effets cumulés des polluants sur les organismes aquatiques. La recherche des meilleurs leviers d’action reste ainsi une priorité pour les acteurs de l’estuaire et les protocoles de diagnostic et de surveillance progressent régulièrement.

Parmi ces nouveaux protocoles, se développe l’installation de cages sur le fond de la Seine afin d’immerger des poissons pour les confronter à la qualité du milieu de vie. Après plusieurs semaines, les poissons sont récupérés et leur état de santé analysé. En comparant les résultats de cette expérience sur différents sites plus ou moins pollués, il est possible de mettre en évidence l’effet de la qualité du milieu aquatique sur ces organismes.

Le développement de ce protocole est soutenu par le GIP Seine-Aval, notamment dans le cadre du projet HQ-Fish coordonné par Rachid Amara, professeur au Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences de l’Université du Littoral et du projet SASHIMI coordonnée par Benoit Xuereb (SEBIO Le Havre).

6 cages ont été immergés avec des flets le lundi 24 septembre, puis relevées le 8 et le 23 octobre. 90% des poissons ont été récupérés et leur état de santé général semble satisfaisant. Ils vont maintenant être analysés en laboratoire pour évaluer plus finement l’impact de la qualité des eaux de la Seine.

Cette opération a été couverte par divers médias :

  • Article “Pollution de la Seine à Rouen : des poissons comme cobaye pour évaluer la qualité des habitats” sur le site actu.fr : voir ici
  • Reportage “Les poissons de la Seine sous surveillance” dans le 19/20 Normandie du 24 septembre (index 7’10) : voir ici
  • Article “Une nouvelle méthode pour mesurer la pollution de la Seine” : voir ici
  • Article “Le GIP Seine-Aval analyse, près de Rouen, les effets de la pollution sur les espèces aquatiques” de Paris Normandie : voir ici

Pour suivre cette expérimentation, rendez-vous sur la page facebook du GIP Seine-Aval.