Dans un contexte de réindustrialisation de la zone de Port-Jérôme et d’évolution climatique impactant l’estuaireZone aval d’un fleuve, sous l’influence de la marée. Pour la Seine, l’estuaire s’étend sur 170km, du barrages de Poses à la baie de Seine. C’est également un lieu de rencontre entre les eaux douces venant du bassin versant et les eaux salées arrivant de la mer, à la base de la richesse écologique du milieu. More de la Seine, la progression vers l’amont de la salinisation dans l’estuaireZone aval d’un fleuve, sous l’influence de la marée. Pour la Seine, l’estuaire s’étend sur 170km, du barrages de Poses à la baie de Seine. C’est également un lieu de rencontre entre les eaux douces venant du bassin versant et les eaux salées arrivant de la mer, à la base de la richesse écologique du milieu. More s’avère critique pour la production d’eau industrielle de l’usine de Norville, dont le seuil maximal d’utilisation est à 70mg/L. L’analyse croisée des données d’exploitation de la SAUR et du suivi haute fréquence du réseau SYNAPSES sur l’année 2025 a permis de caractériser les mécanismes d’intrusion salinePhénomène dans lequel une masse d’eau salée pénètre à l’intérieur d’une masse d’eau douce. More affectant la qualité de l’eau brute pompée en Seine. Bien que qualifiée d’hydrologiquement moyenne, l’année 2025 a été marquée par une longue période d’étiageQualifie la période de l’année où un cours d’eau atteint son débit le plus bas. (vs Crue) More de mai à septembre, avec un débitMesure d’un volume d’eau traversant une section par unité de temps. More inférieur à 250 m³/s (mesuré à Vernon), durant laquelle 77 marées ont présenté des concentrations en chlorures au niveau de l’usine de pompage de Norville supérieures à 100 mg/L et 54 des valeurs intermédiaires comprises entre 70 et 100 mg/L.
L’étude des forçagesProcessus (en général physique) agissant sur le milieu et provoquant des mouvements ou des changements d’état More hydrodynamiques a mis en évidence deux régimes distincts responsables de remontées significatives d’eaux marines dans l’estuaireZone aval d’un fleuve, sous l’influence de la marée. Pour la Seine, l’estuaire s’étend sur 170km, du barrages de Poses à la baie de Seine. C’est également un lieu de rencontre entre les eaux douces venant du bassin versant et les eaux salées arrivant de la mer, à la base de la richesse écologique du milieu. More. Lors des marées de vives-eaux combinées à un faible débitMesure d’un volume d’eau traversant une section par unité de temps. More fluvial, la marée montante fait remonter les eaux marines en amont et la turbulenceTourbillons dont la taille, la localisation et l’orientation varient constamment. Les écoulements turbulents se caractérisent donc par une apparence très désordonnée, un comportement difficilement prévisible et l’existence de nombreuses échelles spatiales et temporelles. L’échelle de kolmogorov, caractérise la plus petite taille des tourbillons turbulents présents dans l’écoulement. More engendre un mélange vertical de la colonne d’eau, contribuant à homogénéiser la salinité et impactant directement la prise d’eau de Norville. À l’inverse, en période de mortes-eaux, une stratificationDifférence (de densité, de salinité…) selon la verticale au sein de la colonne d’eau. More marquée, ou « coin salé », se forme. Les eaux salées restent confinées en profondeur (détectées par le réseau SYNAPSES), tandis que l’eau de surface reste douce, ce qui explique pourquoi la station de pompage est épargnée durant ces phases malgré la remontée du front salin dans l’estuaireZone aval d’un fleuve, sous l’influence de la marée. Pour la Seine, l’estuaire s’étend sur 170km, du barrages de Poses à la baie de Seine. C’est également un lieu de rencontre entre les eaux douces venant du bassin versant et les eaux salées arrivant de la mer, à la base de la richesse écologique du milieu. More.
Enfin, l’analyse a révélé des phénomènes ne relevant pas de la dynamique estuarienne classique. Par exemple, des pics de chlorures hivernaux pourraient être liés au lessivage des sels de voirie lors de périodes de forts débits. Quant aux concentrations intermédiaires (70-100 mg/L), elles apparaissent souvent décorrélées des coefficients de marée, suggérant une origine anthropiqueRelatif à l’activité humaine. More potentielle où un seuil de débitMesure d’un volume d’eau traversant une section par unité de temps. More spécifique autour de 600 m³/s est requis, ce qui reste à investiguer. La consolidation de ces résultats nécessite désormais un élargissement de la fenêtre d’observation et l’intégration continue des données SAUR à l’analyse du GIP Seine-Aval pour affiner les corrélations sur le long terme et améliorer l’anticipation des risques.

Néanmoins, cette première analyse permet de mettre en avant des périodes de vigilance, liées à des phénomènes naturels, pour les gestionnaires de l’usine de pompage de Norville, où une surveillance accrue est conseillée, selon l’occurrence de marées auxquelles le front salin (0.5PSU) au fond de la colonne d’eau est proche de Norville (PK 320).