Photo - Drague (Régis Hocdé - GIP Seine-Aval)

Modélisation de l’Effet des déplAcements anthropiques de séDiments sur l’estuaire de la Seine

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Portage : GIP Seine-Aval

Coordination scientifique : Jean Philippe Lemoine (GIP Seine-Aval) & Pierre Le Hir (Ifremer)

Période : 2016-2020

Financement : GIP Seine-Aval

Labellisation : Programme Seine-Aval 6

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Le maintien des conditions de navigation dans les ports d’estuaires et leurs accès nécessite des dragages d’entretien récurrents. Dans l’estuaire de la Seine, les dragages réalisés par les ports de Rouen et du Havre génèrent des flux sédimentaires du même ordre de grandeur que les évolutions morphologiques et 10 fois supérieurs aux apports continentaux.

Un modèle numérique d’hydrodynamique 3D, couplé à un modèle de vagues, simulant la dynamique des sables et des vases a été adapté pour simuler les dragages comme un processus. Les matériaux déposés au-dessus d’une cote imposée sont extraits puis immergés au-dessus de sites de dépôt. Le modèle restitue les quantités de sédiments dragués à 10% près et sans dérive, leur répartition en sable et vase, et la dynamique des zones de rejet.

Des simulations réalistes pendant 10 ans montrent que les dragages sont maximaux durant la période hivernale, lorsque le débit de la Seine et les vagues sont intenses. La réponse aux différents forçages diffère selon la nature du sédiment : dans le chenal de navigation de la Seine les dragages de vase sont corrélés à l’amplitude de marée et secondairement au débit fluvial, s’intensifiant lorsque le bouchon vaseux est proche, tandis que les dragages de sable croissent avec les vagues. Les fluctuations interannuelles des débits et des tempêtes sont à l’origine d’une variabilité des besoins annuels en dragages pouvant atteindre 50%.

Lorsque les dragages sont pratiqués, le bilan sédimentaire de l’estuaire est en déficit (-2.8 Mt/an), malgré l’augmentation des flux de sédiments marins vers l’estuaire, quel que soit le mode d’immersion testé. Ce dernier influence le taux de recyclage de sédiments dragués, ici quantifié par marquage numérique. Sans dragage, l’estuaire tend à se combler (+4,5 Mt/an) et les faciès sédimentaires sont légèrement plus vaseux. En raison de l’intensité des remobilisations sédimentaires naturelles, la dynamique des MES semble peu impactée par les dragages d’entretien.

Le projet MEANDRES a été réalisé par le GIP Seine-Aval dans le cadre d’un partenariat avec l’Ifremer.

Télécharger un diaporama de synthèse du projet

Le rapport complet du projet sera bientôt disponible

Responsables scientifiques des équipes impliquées

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Pierre Le Hir

Ifremer - DYNECO - PHYSED
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Jean-Philippe Lemoine

GIP Seine-Aval