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ANalyse de la structure trophique et cOntribution des habitats de l’estuaire de la SEINE

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Portage : GIP Seine-Aval

Coordination scientifique : Nathalie Niquil (BOREA)

Période : 2013-2017

Financement : GIP Seine-Aval

Labellisation : Programme Seine-Aval 5

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L’objectif principal du projet ANTROPOSEINE était de faire une synthèse de l’ensemble des connaissances acquises dans l’embouchure de l’estuaire et la partie orientale de la baie de Seine afin de décrire le fonctionnement du réseau trophique des différents secteurs qui composent l’ensemble de cette zone.

Il en ressort les principales conclusions suivantes :

  1. Si les facteurs climatiques et environnementaux jouent un rôle majeur dans la dynamique de l’ichtyofaune dans l’estuaire, les productions benthique et zooplanctonique restent un facteur clé du fonctionnement trophique.
  2. De même, les habitats intertidaux des zones Nord et Sud de l’estuaire jouent un rôle important de nourricerie pour les oiseaux et les poissons. Bien que fortement stressé, le potentiel trophique de la zone Nord n’est pas négligeable.
  3. Ces zones au fort potentiel trophique définissent la capacité d’accueil trophique de l’estuaire pour les prédateurs. Ce potentiel est à préserver dans un contexte de marinisation généralisée des estuaires du littoral européen. En effet, dans ce contexte, et bien que cela ne se soit pas traduit dans les données analysées, on peut attendre un accroissement des abondances de poissons marins dans l’estuaire.
  4. A ce titre, il apparaît, en première approximation, que les mesures de restauration d’habitats intertidaux associées à la construction de Port 2000 ont un effet significatif sur le fonctionnement du réseau trophique.
  5. Dans un contexte plus global, même si leur interprétation en termes de stabilité et de maturité reste à approfondir, les indices ENA apparaissent comme de bons candidats pour devenir des indicateurs de surveillance holistiques des milieux côtiers et estuariens. Ils sont d’autant plus pertinents qu’ils sont associés à d’autres indicateurs (biodiversité, état écologique) qui apportent des informations complémentaires sur les processus et dynamiques à l’œuvre.

L’application du cadre théorique d’interprétation des indices de l’analyse des réseaux écologiques aux écosystèmes estuariens est cependant loin d’être évidente et reste un enjeu scientifique. Les estuaires sont singulièrement dynamiques et fluctuants. On pourrait ainsi supposer que la variabilité hydrodynamique qui maintient l’estuaire dans un état de non-climax empêchant l’établissement d’un système «mature» et «stable». Paradoxalement cela pourrait être l’origine d’une forme de résilience de l’écosystème face aux perturbations naturelles voire anthropiques, le recyclage et l’omnivorie jouant un rôle tampon face aux perturbations

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Référence bibliographique : Niquil N. (coord.), Tecchio S., Dauvin J.C., Lassalle G., Lobry J., 2018. Projet ANTROPOSEINE : ANalyse de la structure TROPhique et cOntribution des habitats de l’estuaire de la SEINE. Rapport de recherche du programme Seine-Aval 5, 46 p.

Responsables scientifiques des équipes impliquées

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Jean-Claude Dauvin

UMR CNRS 6143 M2C, Université de Caen Basse Normandie
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Jérémy Lobry

IRSTEA,UR Ecosystèmes estuariens et poissons migrateurs amphihalins
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Nathalie Niquil

UMR BOREA, Université de Caen Basse Normandie