Graphe-2015 - répartition limande

MODélisation des HAbitats de NOUrriceries en estuaire de Seine

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Graphe-2015 - répartition limande

Portage : GIP Seine-Aval

Coordination scientifique : Anik Brind’Amour (Ifremer)

Période : 2015-2016

Financement : GIP Seine-Aval

Labellisation : Programme Seine-Aval 5

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Le projet MODHANOUR avait pour objectifs d’étudier les facteurs explicatifs de l’évolution, entre 1995 et 2010, des abondances d’espèces de poissons utilisant le secteur en aval du pont de Tancarville comme nourricerie.
Les deux principaux jeux de données « poisson » (Port 2000-CSLN ; Nourricerie-Ifremer) disponibles pour mener à bien ce travail ont été standardisés et explorés. La description fine (i.e. mensuelle et a l’échelle des cohortes) de l’utilisation de l’estuaire par les juvéniles a été menée. Une typologie d’utilisation au cours de la saison est présentée avec quatre grands patrons d’occupation de l’espace. L’analyse de la variation de la condition des poissons (rapport poids/taille), en lien avec cette dynamique d’occupation spatiale, a permis de poser l’hypothèse d’un effet provenant de facteurs d’ordre trophique. La variabilité interannuelle des abondances a également été analysée sans toutefois mettre en évidence de schéma cohérent de variations à l’échelle de l’ensemble du peuplement de poissons. L’étude de l’effet du débit hivernal sur la distribution spatiale des poissons indique qu’un fort débit « attire » les juvéniles depuis le large vers le secteur interne de l’embouchure. La notion de capacité d’accueil de l’estuaire et son évolution ont pu être abordés.
Différentes approches de modélisation des habitats ont été développées pour tenter d’identifier les facteurs  responsables de la variabilité spatio-temporelle des juvéniles de poissons. D’une part, les modèles construits à partir des très longues séries de données ont souligné l’importance prépondérante des faciès sédimentaires et de la bathymétrie dans l’habitat potentiel des espèces ainsi que la température et la salinité dans l’habitat réalisé des espèces. D’autre part, les modèles sur des séries très courtes ont aussi montré une importance prépondérante des variables physico-chimiques en comparaison aux variables trophiques, dans le choix de l’habitat d’une espèce sur les deux années étudiées. Etant donné les hypothèses émises plus haut sur l’importance du facteur trophique, nous nous attendions à ce que ce dernier ressorte avec plus de significativité dans les modèles. Cette absence de résultat peut s’expliquer d’une part par la disponibilité des données utilisées dans les modèles d’habitat. En effet, les modèles développés à partir de l’ensemble de la série de données d’échantillonnage de poissons (1995-2014) ne comprenaient pas de variables trophiques. Lorsque les données trophiques ont pu être intégrées, ces dernières ne portaient que sur deux années. Il est à noter que nous n’avons pu développer des modèles robustes d’habitat que pour un très faible nombre d’espèces, des perspectives d’amélioration ont donc été proposées afin d’augmenter ce nombre.

Les résultats obtenus ouvrent une perspective intéressante en ce qui concerne l’étude de l’évolution saisonnière et interannuelle de la production benthique et le lien avec la dynamique d’occupation de la Baie de Seine.

Télécharger le rapport

Référence bibliographique : Brind’Amour A. (coord.), Chaalali A., Tableau A. et Pinsivy L., 2018. Projet MODHANOUR ,« Modélisation des Habitats de Nourricerie en Baie de Seine». Rapport de recherche du programme Seine-Aval 5, 40 p.

Responsables scientifiques des équipes impliquées

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Anik Brind’Amour

Ifremer
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Sylvain Duhamel

Cellule de Suivi du Littoral Normand
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Eric Feunteun

UMR BOREA, MNHN