Photo - Pont de Normandie (C. Degrémont - GIP Seine-Aval)

Fonctionnement des écosystèmes de l’embouchure de l’estuaire de la Seine à travers une étude interdisciplinaire ciblant le zooplancton et le macro-zoobenthos

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Photo - Pont de Normandie (C. Degrémont - GIP Seine-Aval)

Projet SA6 SENTINELLES

Portage : GIP Seine-Aval

Coordination scientifique : Sami Souissi (LOG)

Période : 2017-2020

Financement : GIP Seine-Aval

Labellisation : Programme Seine-Aval 6

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Le projet SENTINELLES a permis d’acquérir de nouvelles connaissances sur deux compartiments clefs à la base du réseau trophique estuarien : le macro-zoobenthos et le zooplancton.

Concernant la dynamique d’évolution du macro-zoobenthos dans le secteur de la vasière nord, la comparaison des données relatives à l’état de santé du ver H. diversicolor acquises dans ce projet (2018) avec les données historiques (années 2002-2004) ont montré une augmentation significative des populations (densités, nombre de cohortes) associée à de meilleures performances individuelles (croissance). Une analyse multivariée sur l’ensemble des données acquises de 2000 à 2016 a permis d’identifier 6 assemblages d’espèces distincts et cartographier leur évolution spatiotemporelle à l’aide d’une méthodologie statistique appropriée. Trois périodes différentes ont été identifiées dans cette analyse : i) 2000-2004 ; ii) 2005-2013 et iii) 2014-2016. Une approche de modélisation des habitats des deux espèces sentinelles H. diversicolor et S. plana a été engagée afin de mieux cerner les facteurs de l’environnement expliquant ces évolutions. Cette démarche intègre les données décrivant les facteurs structurants ces habitats (mesures in situ comme le mode granulométrique et le pourcentage de vase ; données issues de modélisation hydrodynamique comme la tension sur le fond ; indices issus de la télédétection comme l’indice de végétation NDVI) et constitue une première approche qu’il conviendra de poursuivre en intégrant les données acquises plus récemment.

Concernant, la communauté zooplanctonique sur le continuum aval-amont de l’estuaire de la Seine, les résultats montrent qu’elle est actuellement fortement dominée par le copépode calanoïde Eurytemora affinis, aussi bien en eau douce (en amont de Caudebec-en-Caux) qu’en eau saumâtre (entre Tancarville et Caudebec-en-Caux). Les poids individuels d’E. affinis plus élevés dans les stations d’eau douce qu’en eau saumâtre, suggèrent de meilleures conditions de vie pour E. affinis en eau douce. Le dosage des contenus pigmentaires chez E. affinis montre une sélectivité pour les diatomées. Le succès de ce taxon à se nourrir de phytoplancton augmente avec la fraction de diatomées dans la communauté phytoplanctonique. L’effet du broutage de la population d’E. affinis sur la biomasse de phytoplancton se limite au maximum à 1 % jour-1. Le phytoplancton ne constitue donc pas une limitation pour le développement d’E. affinis. Le projet SARTRE poursuit l’acquisition de données sur le réseau trophique amont afin d’en appréhender les facteurs structurants et limitants.

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Référence bibliographique :

Souissi S. (Coord.), 2021 Projet SENTINELLES : Fonctionnement des écosystèmes de l’embouchure de l’estuaire de la Seine à travers une étude interdisciplinaire ciblant le zooplancton et le macro-zoobenthos. Rapport de recherche du programme Seine-Aval 6, 73 p

Responsables scientifiques des équipes impliquées

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Catherine Mouneyrac

MMS, Université Catholique de l'Ouest
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Sami Souissi

UMR CNRS 8187 LOG, Université de Lille 1

Michèle Tackx

UMR CNRS 5245 ECOLAB, Université de Toulouse 3