Photo - Pairie humide (C. Fisson, GIP Seine-Aval)

Forçages hydrologiques des aquifères du remplissage estuarien : un atelier expérimental pilote pour la prévision de l’influence des changements climatiques sur le fonctionnement hydrologique des zones humides de l’estuaire de la Seine

icone - puce
Photo - Pairie humide (C. Fisson, GIP Seine-Aval)

Portage : GIP Seine-Aval

Coordination scientifique : Abderrahim Jardani (M2C)

Période : 2009-2011

Financement : GIP Seine-Aval

Labellisation : Programme Seine-Aval 4

logo-gipsa

L’objectif principal du projet TIDEHYDREX ce travail consistait à développer et tester de nouvelles approches pour caractériser les propriétés hydrauliques du sous-sol. La finalité est d’établir un modèle numérique d’écoulements fiable en prenant en compte les échanges entre les différentes entités hydrogéologiques et les fluctuations des apports marins, localement caractérisées par les niveaux marégraphiques du chenal de Seine. La construction d’un tel modèle, adapté au contexte des marais du secteur d’étude, nécessite d’intégrer l’ensemble des données piézométriques disponibles et d’acquérir des données complémentaires géophysiques pour préciser les facteurs interactifs de l’état hydrique des sols.

La série de piézomètres installés par le GPMH dans le marais du Hode a montré des fluctuations spatiales et temporelles des niveaux d’eau dans les aquifères superposés du remplissage estuarien. Le traitement statistique des chroniques piézométriques a révélé que les réponses hydrologiques de l’aquifère bi-couche du remplissage alluvionnaire enregistrent bien les forçages marins (marée).

Le forçage tidal a été utilisé comme force inductrice de variation de niveau piézométrique appliquée d’une manière analogique aux tests de pompage pour reconstruire les hétérogénéités spatiales de la transmissivité hydraulique.

Le projet a montré que les fluctuations de charge hydraulique liées aux oscillations de marées sont exploitables pour évaluer la conductivité hydraulique, des aquifères de subsurface. Dans le cas d’une absence de données piézométriques, les méthodes hydrogéophysiques (électrique et potentiel spontané) sont utilisables pour : 1) Cartographier la géométrie spatiale des entités géologiques et hydrogéologiques de la zone d’étude. 2) Reconstruire les fluctuations piézométriques. 3) Estimer les paramètres hydrauliques (la perméabilité hydraulique et le coefficient d’emmagasinement).

La méthode électro-magnétique de basse fréquence permet de mesurer la conductivité électrique du milieu. Les distributions spatiales de la conductivité électrique apparentes en modes vertical et horizontal sont cohérentes avec les analyses chimiques des eaux des aquifères. La minéralisation totale peut donc être abordée par les mesures de conductivité électrique.

Télécharger le rapport

Référence bibliographique : Jardani A. (coord.), Dupont J.P., 2012. Projet TIDEHYDREX : Forçages hydrologiques des aquifères du remplissage estuarien : un atelier expérimental pilote pour la prévision de l’influence des changements climatiques sur le fonctionnement hydrologique des zones humides. Projet Seine-Aval 4, 136p.

Responsables scientifiques des équipes impliquées

null
Logo-m2C

Abderrahim Jardani

UMR CNRS 6143 M2C, Université de Rouen